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NEWSLETTER - NOVEMBRE 2025

Fêtes de fin d'année...
Famille, je te pardonne... ou pas !

Les rendez-vous incontournables
avec la famille, à Noël

Vous connaissez le bon mot d'Oscar Wilde, à propos de la famille ? Il a dit :
Les enfants commencent par aimer leurs parents.
Devenus grands, ils les jugent.
Quelquefois, ils leur pardonnent.



Les Fêtes de fin d'année, j'en entends parler depuis la fin du mois de septembre. Rien que la perspective de se retrouver tous ensemble peut irriter ou angoisser, par anticipation.

Le désir en demi-teinte se revoir et les problèmes organisationnels, compte tenu de la structure des familles aujourd'hui, constituent un grand embarras pour certains. Réveillonner ensemble, pour quoi faire ? En réalité, très nombreuses sont les personnes qui ont un sentiment mitigé sur ces retrouvailles du calendrier, voire carrément hostile…

L'esprit de Noël ne fait rien, parfois, aux rancoeurs tenaces et aux faux-semblants... Certains souvenirs viennent parasiter l'envie de se réunir. Les habituelles disputes à table, les conflits intrafamiliaux qui ressortent, les compétitions entre familles et belles-familles, les rivalités dans les fratries, les "pièces rapportées" qu'il faut intégrer (ou pas)… "C'est compliqué", me dit-on à longueur de semaines, dans mon cabinet de consultation.
Encore des souvenirs
Personnellement, quand j'étais petite à Noël, c’était une débauche de cadeaux, présentés en monticule sur une table d’environ 2m40 de long… Pour que ma mère ne se tracasse pas -surtout pour se garantir une opulence gastronomique, mon père se fendait d'un shopping démesuré et d'un menu acheté chez le meilleur traiteur de Saint-Leu-La-Forêt (Val d'Oise). Un sacré tralala pour nous seuls.

Le moment venu d'ouvrir les cadeaux, je piochais dans le tas et ôtais l'emballage. Quelle que fut la nature du cadeau, mon père intervenait en deux temps, dans ce dialogue immuable :
- Est-ce que ça te plaît ?
- Oui, merci papa.
- Tant mieux, parce que ça peut !


La valeur de son cadeau tenait dans le coût du produit acheté. Mon père, qui jouissait manifestement de son aisance financière, disposait d'un vocabulaire assez coloré pour parler d'argent. Fric, oseille, blé, avoine, artiche, grisbi, thunes, flouze, pèze, pépettes, pognon, ronds, radis, balles, biftons, brique, fraîche, picaillons… Il s'identifiait à ses possessions, au risque de passer à côté de la relation. Son argent a toujours monnayé la docilité de ma mère et ne m'a aveuglée qu'un temps.
Malgré ses innombrables présents à Noël, ce père n'a finalement été bon, ni pour moi, ni pour ma mère. Il était moralement contestable et physiquement absent. Partager ce festin avec lui ne nous apportait pas autant de satisfaction qu'il voulait bien le croire.


L'esprit de Noël propice au pardon ?
Le pardon, voilà un sujet passionnant ! Cette année aura été celle de mon buzz faramineux sur Instagram, suite à la diffusion de l'interview que j'ai accordée à la chaîne Web ABC Talk TV. Plus de 8 millions de vues sur divers extraits, des centaines de messages en messagerie perso, des flots de demandes de prise en charge psychanalytique et le débordement de mon carnet de rendez-vous. Depuis le 16 janvier 2025 et jusqu'aujourd'hui, la démarche de me consulter est inspirée, notamment, par cette interview...

La principale raison de ce buzz a tenu, en partie, à la position que j'ai avancée face aux parents défaillants. Leur pardonner ou pas, alors qu'il est parfois difficile de leur rendre visite au moment des Fêtes de fin d'année, telle était la question.

Les gens qui m'ont interpelée à ce sujet n'ont pas réussi à s'apaiser en pardonnant à leurs parents. En fait, ils attendaient surtout des excuses de leurs part et, faute de mieux, ils tentaient une approche sans en tirer de bénéfices.

Mes phrases, « on n’est pas obligé d'aimer ses parents » et « on n’est pas obligé de pardonner les défaillances de nos parents », ont fait tomber la croyance selon laquelle pardonner permettrait de se libérer du fardeau historique des souffrances affectives. Cette grande idée christique, « Je te pardonne non pas parce que tu le mérites mais parce que j’en ai besoin », représente la pire des escroqueries. Personnellement, je n’ai jamais constaté un tel effet libératoire. Au contraire même, j’en ai plutôt vu les mauvais résultats, à rester empesé par la lourdeur familiale.

Je rappelle que 100 % des analysants viennent en psychanalyse du fait des difficultés qu’ils ont vécus avec leurs familles et leurs figures d’attachement.

Alors, si le pardon ne sert à rien, que nous reste-t-il pour aller mieux ?

Comment côtoyer nos parents défaillants ?
Côtoyer vos parents est le maître-mot. Si vous cessez d'accepter qu'ils se prennent encore pour des parents (faussement) éducateurs et que vous parvenez à ne plus être
impactés par leurs injonctions ("fais-ci, fais-ça et fais-le comme je dis"), vos Fêtes de fin d'année se passeront bien. Enfin, le mieux possible.
Le livre de Véronique Salman, "Je me libère du passé" : parution le 11 avril 2024 dans toutes les bonnes librairies.
Dans ce livre (pensez à l'offrir à Noël) et si vous ne l'avez pas encore lu, je vous propose dix-huit pistes de réflexion pour vous sentir mieux, dans le contexte familial.
Parmi elles, la onzième (page 298), je décris deux stratégies vis-à-vis de vos parents défaillants. La première sera très efficace si vous ressentez une grande tristesse à l'égard du sujet "parents". La seconde, je la préconise pour vous qui, peut-être, nourrissez beaucoup de colère contre eux.

1. La distanciation
La première consiste à distancer les parents défaillants. La distanciation peut être envisagée dans l’esprit de les devancer et de moins s'exposer. Les mettre à distance. Cela passe, pour vous, par un recensement de vos capacités, intellectuelles, sportives, artistiques ou culturelles, une scolarité plus avancée, une vision du monde plus sensible, généreuse, citoyenne.

Cherchez ce qui vous valorise objectivement, par comparaison avec eux, pour réparer une image de dépréciation qui vous aurait été renvoyée, dans un bilan comptable factuel : des compétences affirmées, des diplômes, des certificats, des formations, des lectures, une promotion, une notation favorable, des actions probantes en tous domaines. Il faut recenser des choses tangibles, incontestables, à vous les faire sauter aux yeux comme une évidence de supériorité sur vos parents.

Distancer les parents, c’est admettre qu’ils n’ont pas été à la hauteur de l’amour escompté et c’est échapper à un risque de conflit qu’il serait difficile d’assumer sans culpabilité.

2. La disqualification
La seconde stratégie s’adresse à vous dont le ressentiment d’avoir traversé une enfance difficile reste vivace. Vous, pour qui la colère est accessible, à fleur de peau, pourrez davantage vous permettre de décrier la méthode, le comportement, les intentions des parents. Vous pouvez leur infliger une disqualification c'est-à-dire faire le constat que, preuves à l’appui, leur parentalité s’est avérée de piètre qualité.

Disqualifier les parents défaillants, c’est admettre qu’ils n’ont pas été assez qualifiés pour répondre à l’enjeu que représente une parentalité responsable et convaincante. Quand vivre avec des parents revient, en réalité, à vivre douloureusement et espérer les contourner, l’incapacité parentale s’avère.

Testez et vous en garderez le sentiment que vous pouvez franchir une étape et participer, sereinement, aux Fêtes de fin d'année.
Voici, à présent, le témoignage du mois, celui de Maya. Écoutez l'apaisement qu'il est possible d'atteindre, par la psychanalyse, au sujet de parents douloureux.

J'étais convaincue d’être un monstre
parce que je haïssais ma mère, à l’espérer morte.
Ces pensées me culpabilisaient.
Le droit que propose Madame Salman,
de ne pas pardonner à ses parents,
m'a permis d'entrevoir une lueur d’espoir.
En peu de séances, la peur de ma mère
et la culpabilité se sont envolées.
Incroyable ! Mes croyances ont été balayées
comme un jeu de carte.
La porte d’entrée à la quiétude
avait toujours été ouverte et j’avais passé
ma vie à la croire verrouillée.
Maya, 60 ans

Retrouvez bientôt Maya et tant d'autres témoins de l'efficacité de la psychanalyse dans mon prochain livre. En cours de finalisation...
Les Liens familiaux parfois difficiles
Les liens familiaux au moment des Fêtes de fin d'année, j'en ai fait un Webinaire que je vous offre. Cadeau de Noël !

Mon actualité

Mes conférences

Les samedi 29 et dimanche 30 novembre 2025, à La Corderie à Étaples à 17:00 (même horaire les deux jours), je donnerai deux conférences intitulées "Comment devenir le meilleur parent possible ?". L'entrée sera gratuite, sans réservation, dans le cadre de la 11e édition du Salon Je lis Jeunesse.

Que vais-je y développer ? Que les parents ne comprennent pas toujours ce dont les enfants ont besoin et ce qu'il est souhaitable de mettre en place au nom d'une parentalité éthique. A commencer par devenir des figures d'attachement fiables, stables et structurantes.

Si vous êtes dans les parages, je serai ravie de vous y accueillir, du samedi de 14:00 à 17:00 au dimanche de 10:00 à 17:00, au stand de la Maison de la Presse du Touquet, LA TOUQUÉTOISE, et vous dédicacer mon livre.

Pour en savoir plus sur cet événement, qui permettra à toute la famille de lire, de jouer et d'apprendre, cliquez ci-dessous.
Pour vous rendre à La Corderie, cliquez ci-dessous.

Une année record

Les comptes sont déjà faits ! D'ici le 31 décembre de cette année, j'aurais donné 36 conférences cette année. Elles m'auront emmenées auprès du Grand public, au sein des Clubs d'entrepreneurs, dans de grands groupes industriels, dans des Salons du livre, dans des Collectivités territoriales et, neuf fois consécutives, au coeur d'une médiathèque, celle d'Étaples-sur-mer, ma charmante ville d'adoption.

Merci à toutes les personnes, certaines archi fidèles, qui ont voulu m'entendre cette année. Merci de nos échanges, de nos désirs partagés de mieux comprendre les phénomènes de société et les méandres de nos inconscients !

Si vous souhaitez me solliciter pour l'année 2026, sous forme de conférence ou d'animation de séminaires, prenez contact avec moi pour parler ensemble de votre projet.

Une psychanalyse ?
Pourquoi pas !

Vous souhaitez entamer une thérapie ? Refaire "une tranche analytique" ? Inciter quelqu'un à entamer cette démarche et se comprendre pour aller mieux ?
Mon planning de rentrée de janvier 2026 s'élabore dès à présent. Pour être sûr(e) d'obtenir un rendez-vous dit préliminaire, prenez contact avec moi au plus vite.

Finir l'année en beauté

Un magnifique mariage

Noël m'apporte, avec un peu d'avance, un joli cadeau ! Zal, qui est désormais mon gendre, et ma fille Agathe, que je trouve si belle et si radieuse, me font dire que la famille peut être la meilleure option vers le bonheur. Rien qu'à voir ces deux-là, on ne peut en être que convaincus.
L'union multiculturelle est riche de tant d'intensité, de tant de perspectives ! Réjouissons-nous de l'ouverture d'esprit de nos enfants qui, par delà les continents, se trouvent et s'épousent.
Merci de ces moments si émouvants et si joyeux !

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Crédits photos pour cette Newsletter : Nicole Michalou, Kristin Vogt, Count Chris, Pixabay.
Véronique Salman
Psychanalyste
Autrice
Conférencière et TEDx speaker
Coach spécialiste en expressivité/éditorial
Consultante en recrutement-profilage
Enseignante

Consultations :
En face à face, sur le divan ou via Internet
Sur rendez-vous uniquement.
Tél. : 06 80 70 00 57

Site Internet : www.veronique-salman.com
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