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Véronique Salman, psychanalyste

Trouver la force de
dire
un vrai NON

Le risque à ne pas dire NON

Vous connaissez cette remarque de la philosophe Hannah Arendt, dans son essai La vie de l'esprit, publié à titre posthume en 1978 ?

Le plus grand mal dans le monde
est le mal commis par des gens
qui n’ont jamais décidé d’être bons ou mauvais.

Cette phrase aborde la question de la banalité du mal, qui ne surgit pas toujours d’une volonté consciente de nuire. Il apparaît surtout lorsque la pensée morale est écartée, que nous cessons de donner du sens à nos actions, que les slogans remplacent la réflexion et que nous finissons par ne plus être reconnus comme des personnes à part entière. Ou tout ça, à la fois...

Le mal s'installe quand la relation humaine perd son épaisseur. Je pense particulièrement aux nombreuses situations que décrivent mes patients, dans leurs séances de psychanalyse. Ces moments malheureux de leurs histoires respectives, au cours desquels ils racontent avoir été dominés par quelqu'un à qui ils ont pourtant accordé les pleins pouvoirs. Un phénomène discret mais puissant apparaît alors : leur soumission.

La soumission à autrui
Ne pas dire NON, parfois, fait risquer de tolérer l'intolérable. La soumission renvoie, en psychanalyse, à la tendance à se plier au désir ou à l’autorité de l'Autre, quitte à sacrifier son propre positionnement subjectif. Cette stratégie inconsciente permet de maintenir le lien, d’éviter le conflit et de préserver une sécurité psychique. Ce processus est produit par :

- La peur de perdre l’objet d’amour
- L’intériorisation d’une autorité
- L’identification à une position infantile dépendante
- Des mécanismes de défense inconscients

La soumission engendre un effacement de soi, une difficulté à dire NON, une délégation de la décision à l’Autre et une adaptation excessive aux attentes environnantes.
Au fil de son développement, l'enfant découvre que certaines attitudes favorisent l’approbation de son entourage, tandis que d’autres comportements provoquent sa désapprobation. Se conformer devient alors une stratégie relationnelle.

La soumission commence souvent par l’abolition de sa pensée propre. Lorsqu’une personne cesse d’examiner intérieurement ce qui lui est demandé, la volonté de l’Autre peut s’imposer sans rencontrer de véritable résistance. La réflexion est suspendue, le jugement s'est retiré et, par voie de conséquence, l’adhésion devient automatique. La personne n’habite plus sa propre position intérieure, elle s'adapte ou se suradapte.

Nos mécanismes de défense

Les mécanismes de défense peuvent être compris comme des NON psychiques terriblement efficaces. L'inconscient les utilise de manière très judicieuse pour se protéger d’un débordement émotionnel, d’une angoisse ou d’un conflit interne. Il s'agit là de préserver l'équilibre psychique.

Ci-dessous, je vous livre les principaux mécanismes de défense, avec une définition brève pour chacun d'eux. A venir, très prochainement, une série de posts sur mes réseaux sociaux pour tous les décrire.

Le refoulement. Il consiste à maintenir hors de la conscience des pensées, des désirs ou des souvenirs jugés inacceptables. C’est un NON psychique qui empêche certains contenus internes d’accéder à la conscience. C'est le cas ici, dans ce dialogue. La colère existe mais elle agit en arrière-plan. La personne ne peut pas l'assumer.
Tu as l’air très en colère contre ton père depuis la réunion de famille.
Moi ? Pas du tout. Tout s’est très bien passé.

Le déni. Il correspond au refus de reconnaître une réalité pourtant évidente ou menaçante. La personne agit comme si la situation problématique n’existait pas. A ne pas confondre avec la dénégation, quand la réalité est reconnue mais qu'il est impossible de la traiter.
Le médecin t’a dit que tu devrais vraiment arrêter de boire.
Il exagère. Je bois comme tout le monde.

La projection. Elle consiste à ce qu'une personne attribue à autrui des pensées, des émotions ou des intentions qui appartiennent, en réalité, à elle-même. L’émotion, qui est ressentie intérieurement, est attribuée à autrui pour s'en délester.
Tu as l’air très irrité aujourd’hui.
Ce n’est pas moi. C’est toi qui es agressif depuis ce matin !

La rationalisation. Elle cherche à donner une explication logique ou acceptable à une conduite dont les véritables motivations restent inconscientes. La personne évite une situation anxiogène, elle se donne une raison apparemment rationnelle.
Pourquoi n’es-tu pas allée à cette réunion importante ?
Franchement, ces réunions sont inutiles. On perd du temps.

La formation réactionnelle. Elle apparaît lorsque la personne adopte un comportement opposé à un désir ou à un sentiment qu’elle ne peut assumer. Par exemple, une admiration très démonstrative peut masquer une rivalité ou une hostilité difficile à reconnaître.
Tu travailles beaucoup avec cette collègue qui t'avait causé du tort auparavant ?
Oui, elle est formidable, vraiment exceptionnelle.

Le déplacement. Comprenez qu'il s'agit d'une des motivations inconscientes de passage à l'acte, notamment dans la violence conjugale. Le déplacement permet de transférer une forte émotion vers une cible considérée comme inoffensive. Cette dernière fera les frais d'une situation à laquelle elle est pourtant étrangère. Prenons une anecdote de la vie courante : un homme, salarié, vient d’être humilié par son supérieur et, de retour à la maison le soir, il hurle à son épouse :
Le dîner n’est prêt ? C’est toujours pareil ! Je ne peux vraiment pas compter sur toi !

La sublimation. Il s’agit du mécanisme de défense le plus créatif et le plus fécond, le plus positif de tous et le plus vivement recommandable. La sublimation transforme une énergie pulsionnelle ou une douleur profonde en une action personnellement et socialement valorisée.
Depuis quelque temps, tu t’investis énormément dans cette association.
Oui. J’ai traversé une période difficile et j’ai eu besoin que quelque chose de bon en sorte.

La régression. Elle correspond à un retour momentané à des modes de fonctionnement plus infantiles face à une situation stressante. Prenons l'exemple d'une femme contrariée par son/sa conjoint(e). La réaction émotionnelle prend une forme adolescente. Lisez donc la réponse de ce mini-dialogue en version "bouderie".
Ça va ? Tu as passé une bonne journée ?
Laisse-moi tranquille, de toute façon personne ne m’écoute jamais !

Ainsi, la capacité de dire un vrai NON renvoie à un comportement qui n'a plus rien à voir avec un mécanisme de défense inconscient. Elle correspond à l’apparition d’une conscience claire, élaborée, soutenue par un cadre intérieur suffisamment solide. Un exemple simple l'illustre :
Tu peux rester travailler ce soir encore ?
Non, ce soir je ne peux pas. J’ai besoin de rentrer.

Les mécanismes de défense sont des stratégies de protection que la vie psychique met en place pour faire face à une tension ou à un conflit intérieur. La bonne nouvelle c'est que, lorsqu'elles deviennent inutiles, l’inconscient cesse simplement de les mobiliser. Leur disparition constitue souvent le signe que la personne va mieux.
C’est aussi l’une des vocations de la psychanalyse : permettre que ces stratégies de protection deviennent progressivement superflues, afin que le patient puisse vivre avec davantage de pensée élaborée, de liberté intérieure et de souplesse psychique.

Quatre conditions pour un vrai NON

Dire NON quand c'est nécessaire et OUI quand c'est possible, voilà des repères simples que je préconise et ce, dans n'importe quelle situation de la vie courante.
Mais, pour affirmer ce vrai NON, cela suppose de confronter la demande extérieure à son propre désir, à ses valeurs, à sa compréhension de la situation. Lorsque ce travail intérieur est entrepris, la personne cesse de renoncer à exercer sa faculté de discernement. Elle réfute l'acceptation systématique et immédiate qui favorise l’emprise.

Quatre conditions sont requises pour affirmer un vrai NON.

1 - Il est important de se différencier d'autrui.
Chacun possède sa place, son point de vue, sa sensibilité. Cette différenciation constitue l’un des fondements de la vie psychique. Elle signifie qu'en chaque personne existe un espace intérieur singulier capable de penser, de ressentir et de désirer selon sa propre orientation. Alors, s'ouvre un véritable espace de liberté intérieure.
La personne découvre qu’elle peut penser, ressentir et vouloir autrement que l’Autre tout en demeurant en relation. Le lien n’exige plus l’effacement de soi. Il devient la rencontre de deux positions psychiques distinctes. La relation gagne en solidité car elle s’organise autour de la reconnaissance mutuelle de deux subjectivités.

2 - Dire NON suppose également une estime de soi suffisamment stable.
Lorsque la valeur personnelle dépend fortement du regard des autres, le désaccord peut être vécu comme une menace. L’approbation devient alors indispensable et le refus difficile à soutenir.
À l’inverse, lorsqu’une personne se sent assurée de sa valeur, elle n’a plus besoin de chercher en permanence la confirmation de ce qu’elle vaut dans l’approbation extérieure. Elle peut maintenir sa position même si l’environnement désapprouve.
Cette sécurité intérieure permet de tolérer la tension relationnelle que peut introduire un refus. Le NON ne met plus l’identité en danger. Il devient simplement l’expression d’une position personnelle maintenue dans la relation.

3 - Dire NON suppose l’existence d’une loi intérieure.
Lorsque les limites ont été posées avec cohérence au cours du développement, l’autorité extérieure devient progressivement autorité intérieure. La personne peut alors se repérer par elle-même sans dépendre constamment du jugement du groupe. C'est ça le Bon Surmoi, cette boussole intérieure que je vous rabâche au fil de mes Newsletters !
Notons que cette capacité à dire NON ne dépend pas seulement de la morale. Elle repose sur une construction psychique. Lorsqu’une personne dit NON à autrui, elle crée une frontière symbolique qui protège la relation de la confusion ou de l’emprise. Elle empêche que la volonté de l’un d'absorber celle de l’autre.

4 - Sortir de cet empêchement du NON suppose de rétablir la pensée.
Penser consiste à reprendre contact avec sa propre position intérieure, à interroger ce qui est demandé et à reconnaître ce qui correspond ou non à son désir personnel. C'est ce qu'a préconisé Carl Gustav Jung, dans son processus d’individuation, par lequel une personne devient progressivement capable de soutenir une orientation psychique singulière.
Voyez ce tableau ci-dessous des étapes à franchir vers l'individuation, c'est-à-dire vers l'accession à une responsabilité de soi vis-à-vis de soi, dans un sentiment d'appartenance à soi et à personne d'autre. Pour y parvenir, il faut gravir les échelons vers la transcendance.

Dire NON au harcèlement

Dans un groupe, la force ne vient pas de la violence. Elle vient de l’assurance. L'individu qui paraît le plus sûr de lui attire naturellement les autres. Beaucoup se rangent derrière cette figure dominante, pensant y trouver une direction et une forme de sécurité.
Ce qui apparaît clairement, c'est que la pression du groupe suffit à faire taire les hésitations. Chacun préfère rester du côté du plus fort plutôt que de courir le risque d'en devenir la cible.

Peu à peu, une dynamique collective s’installe. Certains mènent, d’autres suivent. Personne ne décide explicitement de devenir agressif. D'ailleurs, il ne s'agit pas d'une décision mais d'une libération de pulsions. Pulsions destructrices, comme on dit en psychanalyse.
Ce mécanisme, présent dans de nombreux groupes humains, apparaît de manière particulièrement visible dans le harcèlement scolaire. Généralement, un ou une élève s’impose comme figure dominante. Les chiffres donnent quelques indications intéressantes :

- 61 % des faits sont commis par un garçon ou un groupe de garçons
- 26 % par une fille ou un groupe de filles
- 10 % par des groupes mixtes

Comment aider nos enfants ?
J’invite les parents de collégiens ou de lycéens à réagir, même si les enfants victimes de harcèlement ne le souhaitent pas. Trois raisons peuvent expliquer leur difficulté à parler à leurs parents ou à les laisser agir : ils les sentent incapables d'efficacité ; ils veulent les épargner d'une inquiétude ; ils craignent des représailles.

Il s'agit surtout de comprendre dans quel groupe un enfant se situe et quel est ce contexte qui semble tellement lui compliquer la vie. Existe-t-il, dans son univers scolaire, des logiques de rapports de force ? Des contraintes décidées par d'autres ? Des rituels ? Des mots d'ordre ? Ce petit interrogatoire peut permettre de réaliser ce qui se joue réellement dans la vie de l'enfant.

Après discussion, lui apprendre à dire NON (c'est-à-dire lui enseigner qu'une saine colère vaut mieux qu'une soumission muette) sera essentiel. NON à une injustice. NON à la pression du groupe. NON à ce qui heurte sa conscience.
La présence des adultes — parents, enseignants, surveillants — doit être ressentie par l'enfant. Il est important qu'il perçoive à quel point il est entouré et soutenu. Or, dans le harcèlement, cette réalité échappe souvent à l'enfant, qui s'enferme dans son propre monde.

Retenez que le harcèlement est toujours un phénomène collectif, actif ou passif, qui nécessite l’intervention d’adultes ou de managers, de collègues ou de syndicats, capables de poser la loi et de rétablir les limites.
Finalement, ce qui suit est destiné à quiconque subirait une pression coercitive, quel que soit le contexte, quel que soit l'âge auquel on y est confronté. Plusieurs axes sont essentiels :

- Reconnaître sa peur comme légitime : elle signale un danger réel et non une faiblesse personnelle.
- Ressentir une saine colère pour dire "stop" : elle seule permet de montrer que les limites sont atteintes.
- Rompre l’isolement : parler à une personne de confiance, fiable, stable et protectrice.
- Rétablir l’autorité du cadre : le harcèlement nécessite une réponse institutionnelle claire, qu'elle vienne de la direction d'une école, d'une entreprise ou d'une famille.
- Soutenir l’estime de soi : une victime de harcèlement peut finir par croire que les insultes disent vrai sur son compte. Il est essentiel de lui rappeler que les insultes ne définissent pas sa valeur.

Quiconque pense pouvoir régler seul(e) un problème de harcèlement entre dans un système fermé où l'Autre sera toujours un danger plutôt qu'un recours. Il est donc essentiel de chercher à intégrer l'Autre en soi comme un recours possible. En psychanalyse, on l'appelle l'Autre secourable. C'est toujours lui qu'il faut chercher.

Et que faire des enfants harceleurs ?
Sur cette question essentielle, il est également nécessaire d’aider les enfants qui harcèlent. Ce qui est suspect, chez eux, c'est qu'ils cherchent à impressionner le groupe, comme si cette démonstration de force était indispensable pour exister aux yeux des autres. Ils n’ont souvent pas encore élaboré d’autres manières de se trouver une place dans le groupe social.

Les adultes ont alors un rôle essentiel : enseigner que la véritable affirmation de soi ne consiste pas à dominer mais à interagir avec autrui sans avoir besoin de l'écraser. C’est aussi à ce prix que le harcèlement peut réellement reculer.

Dire NON aussi à soi

Le NON n’existe pas seulement pour résister à la domination extérieure. Il n'est pas non plus là pour devenir un auto-castrateur tyrannique ! Il existe aussi pour se réguler soi-même. Pouvoir se dire NON peut relever d'une capacité à engager un dialogue intérieur constructif.

La vie psychique est traversée par des impulsions, des désirs immédiats et des tendances à la répétition. Parfois, l’être humain s'enferme dans des comportements de dépendance. Dans cette perspective, se dire NON consiste à canaliser une impulsion, un agir sans réflexion ni discernement, afin de soulager une tension intérieure. Non pour guérir de cette tension… seulement pour l’apaiser momentanément. Cette distinction est importante.

Le NON possède ainsi une fonction de régulation interne. Il introduit un temps entre l’impulsion et l’acte. Dans cet intervalle, la pensée peut se déployer. La personne peut alors examiner ce qui la traverse, reconnaître ce qui est en train de se jouer. Elle peut choisir la direction qu’elle souhaite donner à son comportement, lorsqu’il devient délétère pour elle-même. Cette fonction de médiation du Moi a été décrite par Sigmund Freud comme l’une des tâches fondamentales de l’appareil psychique.

Dire NON à soi-même revient donc à introduire une limite face à certaines conduites répétitives ou addictives. Ces conduites prennent des formes diverses : la boulimie ; l’alcoolisation excessive ; la dépendance au tabac ; l’usage compulsif des écrans ou des réseaux sociaux ; le jeu pathologique ; les achats compulsifs et plus largement toutes les conduites qui cherchent à court-circuiter l’élaboration psychique en procurant un soulagement immédiat.

Pour vous qui, peut-être, souffrez d'un problème addictif ou qui côtoyez une personne souffrant d'addiction, voyez cette conférence du Docteur Laurent Karila, psychiatre et addictologue. Vous comprendrez mieux les rouages de l'addiction...
Volonté ou absence de volonté ?
Ce NON ne relève pas simplement d’un effort de volonté. La volonté correspond à une décision consciente, souvent fragile lorsqu’elle se trouve seule face à la puissance des habitudes. Dans la vie psychique, la volonté ne suffit pas toujours à interrompre une répétition.

La capacité à dire NON repose sur une organisation psychique plus profonde. Elle suppose l’existence d’un Moi suffisamment consolidé. Lorsque cette structuration est présente, le NON ne demande plus une lutte permanente. Il devient une position intérieure stable. En psychanalyse, c'est précisément ce Moi qui se consolide.

Dans cette perspective, dire NON participe d’une élaboration éthique intérieure. L’éthique ne correspond pas seulement à l’adhésion à une règle extérieure. Elle se construit dans la capacité de la personne à orienter sa conduite, à reconnaître ce qui la fait grandir et ce qui la fragilise et à inscrire ses comportements dans une direction choisie.

Dire NON, envers autrui comme envers soi-même, constitue ainsi un indicateur de maturité psychique et un acte profondément structurant. En ce sens, le NON n’entrave pas la vie psychique. Il lui donne une forme habitable.

Dire NON avec raison(s)

Ce film, diffusé actuellement sur arte.tv, est une claque. Un bijou. Dans le champ du symbolique, il parle de femmes d’une communauté religieuse isolée. Elles se débattent pour réconcilier leur foi et la réalité de leur piètre condition. Elles débattent aussi, afin de définir une ligne non pas de défense mais de protection collective. Elle se battent pour privilégier la réflexion et la compréhension à la fureur de la vengeance. Une ode à la puissance de la pensée et à la résilience.
Merci à l'une de mes merveilleuses patientes pour cette suggestion ;-)

La citation du mois

Carolyne, que vous retrouverez dans mon prochain livre, vit depuis toujours d'intenses rapports de force avec la mère de son compagnon. Sans pour autant recevoir des reproches, elle croule sous des conseils d'éducation pour ses enfants, ce qui lui donne un sentiment de dévalorisation constant.
Comment dire NON à cette belle-mère si impliquée dans la vie de la famille ? Dans un premier temps, Carolyne s'abstient de tout commentaire, espérant ainsi montrer qu'elle ne prête aucunement le flanc. Mais, il y a fort à parier que la belle-mère ne l'interprète pas de la même manière...

Pour que Carolyne ne laisse pas le champ libre, je lui propose de s'inviter dans le monologue de sa belle-mère et lui dire qu'elle ne veut plus de ce genre d'ingérence. Voilà le message que ma patiente élabore, en réponse ferme et définitive à sa belle-mère :

Chère...

Nous avons toute confiance en notre fils pour appliquer les repères éducatifs que nous lui avons transmis. À son âge (15 ans), nous préférons qu'il bénéficie de la présence de sa grand-mère autrement qu'au travers de principes éducatifs déjà intégrés depuis longtemps. Nous vous remercions de lui accorder ce privilège.
Bien cordialement,

Depuis, vous savez quoi ? Cette belle-mère s'abstient !

Un nouveau Buzz !

Au cours du dernier mois, tous réseaux sociaux confondus, vous avez été très nombreux à regarder, commenter et partager mes vidéos. Avec plus de 500 000 vues de mes posts sur la santé mentale des jeunes, l'estime de soi et les barrières mentales, 15 500 nouveaux internautes et leurs milliers d’interactions sont apparus sur mes profils. Mes messageries ont de nouveau chauffé !
Alors, un grand merci pour votre confiance, votre curiosité et votre désir de comprendre ce qui vous arrive. Vous êtes tous très très touchants.

Si ces vidéos circulent autant, c’est qu’elles répondent à un besoin réel : comprendre ce qui se joue dans la vie psychique pour mieux vivre.
Je poursuis ce travail avec la même conviction et vous invite à me demander de développer les sujets de Connaissance de soi qui vous concernent particulièrement.
Envoyez-moi vos requêtes par retour de mail ;-)

Vous voulez le Replay ?

Véronique Salman, pscyhanalyste, a donné une conférence devant les Volontaires engagés dans des missions de Service Civique.
Vous êtes nombreux, parmi les nouveaux abonnés à cette Newsletter mensuelle, à m'avoir demandé l'accès à ma conférence donnée le 5 février 2026, pour Unis-CITÉ Hauts-de-France, sur la santé mentale des jeunes d'aujourd'hui.
Elle se trouve sur ma chaîne YouTube. Il vous suffit de cliquer sur le bouton ci-dessous pour la visionner. Durée : 1 h 08.

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Véronique Salman
Psychanalyste
Autrice
Conférencière et TEDx speaker
Coach spécialiste en expressivité/éditorial
Consultante en recrutement-profilage
Enseignante

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