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Véronique Salman, psychanalyste
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Le GPS de la vie
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et l'utilité de nos détours
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📖 Temps de lecture estimé : 30 minutes Installez-vous confortablement… Cette newsletter est un peu plus longue que d'habitude, mais je crois qu'elle mérite que l'on prenne le temps de faire ce voyage ensemble.
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Les étapes et la destination
Vous connaissez peut-être cette phrase (abrégée) de Marcel Proust qui, dans La Prisonnière, À la recherche du temps perdu, tome V, dit :
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Le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux (...).
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Cette phrase me fait penser à nos GPS. Ils connaissent les routes, calculent les distances et nous proposent le trajet le plus rapide. Pourtant, ils ne nous apprennent jamais à regarder les paysages que nous traversons. C'est peut-être là toute la différence entre se déplacer… et voyager.
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Sur les chemins de nos vies, jamais nous n'avons disposé d'autant d'outils pour nous orienter. Aujourd'hui, nos voitures et nos téléphones sont équipées de GPS. Ils nous guident jusqu'à un restaurant, un hôtel, un musée ou une plage. Un simple QR code suffit même à nous conduire vers une page Internet ou une information pratique.
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Le GPS sait où nous sommes et où nous voulons aller, il propose un choix d'itinéraires et les recalcule même lorsqu'une route est barrée. Il nous signale la moindre complication, travaux, bouchons, stations*services. Ce serait bien un GPS à nous, personnel, pour nous guider dans la vie ?
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À sa manière, l'Intelligence Artificielle est devenue un GPS psychique. De plus en plus de personnes lui demandent de les aider à prendre une décision, à résoudre un conflit ou simplement à supporter leur existence.
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Les chiffres témoignent de cette évolution. Une étude internationale publiée en 2025 montre que 17 % des utilisateurs de ChatGPT y ont déjà recours pour leur santé mentale. Parmi eux, 73 % recherchent une aide pour réguler leurs émotions, 64 % pour faire face au stress ou à l'anxiété et plus d'un sur deux pour résoudre des difficultés relationnelles.
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Une autre enquête révèle que 47 % des utilisateurs l'emploient comme un thérapeute ou un coach personnel, séduits par sa disponibilité permanente, son faible coût et l'absence de jugement qu'elle procure.
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En fait, l'IA offre une forme de pseudo-thérapie de soutien, qui a donc pour mission de soutenir... quitte à approuver aveuglément. Privée du discernement qu'apportent l'expérience clinique et la responsabilité d'un véritable thérapeute, l'IA peut encourager le meilleur comme le pire. Au lieu de contester un projet destructeur, notamment une pensée suicidaire, elle peut aller jusqu'à l'accompagner, voire à la conforter. Des cas récents l'ont tragiquement démontré.
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La psychanalyse suit une tout autre logique. Elle ne soutient la personne qu'en accompagnant sa réflexion. Elle ne lui indique pas l'itinéraire à suivre. Elle sert de fil d'Ariane à sa pensée, sécurise son parcours. Elle l'invite alors à comprendre ce qui l'a conduite à croire qu'une destination de souffrance était la seule possible.
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La vie ressemble rarement à un parcours parfaitement programmé. Elle fait davantage l'effet d'une succession d'étapes dont nous ne comprenons parfois la logique qu'après les avoir traversées. Et, surprise, les itinéraires chaotiques ont souvent du bon ! Ce sont souvent ces détours qui deviennent les étapes les plus fondatrices de notre existence.
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Le meilleur exemple que je connaisse en matière de parcours de vie et que je garde en tête depuis au moins 45 ans, c'est le formidable livre de Herman Hesse, Siddhartha, publié en allemand en 1922 sous le titre Siddhartha. Eine indische Dichtung (un poème indien). Je l'ai lu huit fois.
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Herman Hesse a reçu le prix Nobel de littérature en 1946, pour l’ensemble d’une œuvre qui explore la quête intérieure, l’humanisme et la recherche de sens.
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Dans l’Inde ancienne, à l’époque du Gautama Buddha, Siddhartha est un jeune brahmane brillant, promis à une vie spirituelle exemplaire. Il possède tout : intelligence, beauté, reconnaissance sociale, maîtrise des textes sacrés.
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Pourtant, il ressent un vide intérieur et comprend que l'on peut hériter de connaissances mais pas de sagesse. Jeune, il quitte donc sa famille et entreprend plusieurs expériences de vie successives.
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On retrouve de nombreux thèmes très proches de la psychanalyse :
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- La transgression et la séparation d’avec les attentes parentales
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- L’abandon des idéaux empruntés
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- L’expérience nécessaire de l’erreur
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- L’intégration des opposés (spiritualité/sensualité, solitude/relation, pensée/expérience)
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- La rencontre avec soi-même après avoir cessé de jouer un rôle
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Dans mon vocabulaire, je dirais que Siddhartha raconte le passage d’une vie obéissante à une vie accomplie.
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Ce conte philosophique pourrait devenir votre livre de l'été car il est empreint du principe d’individuation, dans une véritable proximité avec le psychiatre et psychanalyste Carl Gustav Jung : Hesse a été marqué par ses concepts et le montre avec un héros qui cesse de chercher un maître extérieur pour construire sa propre doctrine.
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C’est probablement pour cela que le roman a connu une immense redécouverte dans les années 1960 : il répondait à une génération qui cherchait autre chose qu’un modèle imposé, en l'occurrence une vie authentiquement choisie.
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L'idée, dans un itinéraire de vie, est donc de finir par s'appartenir pleinement. Acquérir une pensée propre et se sentir pleinement responsable de ses choix représentent un désir existentiel pour le personnage principal.
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Allez, c'est cadeau... Je viens de retrouver ce texte dans les méandres de YouTube, sous forme de livre audio... Parfait pour la plage !
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Revenons à notre GPS de la vie. À nos impasses. Je pense alors à ces labyrinthes dans lesquels nous nous engouffrons pour jouer à nous perdre, puis à nous sauver. Tout le monde tombe forcément sur au moins une impasse. Ce qui est assez caractéristique, c'est que personne ne s'en tient à rester planté devant une haie infranchissable. Tout le monde rebrousse alors chemin pour tenter de trouver la voie vers la sortie.
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Mais pourquoi nombreux sont ceux qui, dans leur vraie vie, restent dans l'impasse, immobiles et défaitistes ? La leçon que nous inspire le labyrinthe, c'est qu'il y a forcément une sortie et qu'elle constitue un but en soi. À nous et nous seuls de la trouver pour nous garantir notre évolution et nous rassurer sur nos compétences à la mettre en œuvre.
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Une impasse devenue tournant
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Nous avons probablement tous prononcé, un jour, une phrase de ce genre :
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Si je n'avais pas perdu cet emploi, je n'aurais jamais créé mon entreprise. Si je ne m'étais pas fait(e) largué(e), je n'aurais jamais rencontré mon conjoint. Si je n'avais pas déménagé, je n'aurais pas rencontré mes chers amis.
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Sur le moment, ces événements fâcheux nous sont apparus tels des impasses. Nous les avons vécus comme des échecs, des injustices ou des accidents de parcours. Pourtant, quelques années plus tard, ils ont pu devenir, pour nous, de véritables tournants.
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Encore faut-il l’entendre correctement. Il ne s'agit pas de découvrir, rétrospectivement, que l'impasse était depuis le début une chance déguisée — comme si son sens avait toujours été là, attendant d'être dévoilé. C'est l'inverse : une expérience ultérieure a retravaillé cet événement et lui a conféré une signification, voire une efficacité, qu'il n'avait pas à l'origine.
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Cette manière de relire notre histoire s'inspire d'un concept majeur de la psychanalyse : l'après-coup ( Nachträglichkeit ). Sigmund Freud a montré qu'un événement ne prend pas toujours sa signification dès qu'il survient. Il peut demeurer énigmatique, faiblement élaboré, jusqu'à ce qu'une expérience postérieure le remanie et lui attribue rétrospectivement un sens nouveau.
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Dans cette perspective, une étape ne se juge jamais isolée de la trajectoire à laquelle elle participe. Une impasse n'est jamais une destination : c'est une bifurcation que seul un temps constituera comme telle — non pas parce qu'elle l'aurait toujours été à notre insu, mais parce que la suite l'aura retravaillée.
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Le temps horizontal et le temps vertical
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Peut-être est-ce là l'une des plus grandes leçons de la vie : ne pas se hâter de conclure lorsqu'une porte se ferme car nous ignorons toujours quelles autres portes cette fermeture est déjà en train d'ouvrir.
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Voyez ce schéma, ci-dessous.
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Le temps horizontal représente celui qui passe, de la naissance à la mort. Les jours, les mois, les années qui s'écoulent inexorablement. D'ailleurs, l'ensemble compose la vie et l'opposé de la mort n'est pas la vie mais la naissance...
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Le temps vertical représente celui qui nous élève, celui de nos apprentissages, de nos prises de conscience, de nos rencontres, de nos remises en question et de notre capacité à grandir.
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Nous aimerions parfois que notre existence ressemble à une ligne droite, régulièrement ascendante, celle que j'ai tracée en orange, en pointillés. Elle montre une progression continue, sans obstacle ni retour en arrière. Or, aucune vie ne se construit ainsi.
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Toutes les trajectoires sont faites de pics et de creux, d'élans et de ralentissements, d'impasses et de nouveaux départs. Ce qui compte ne se situe pas à l'échelle d'un événement, aussi tragique ou heureux soit-il, mais à celle de la tendance globale et du point que nous finissons par atteindre un jour.
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C'est seulement avec le temps que nous découvrons que certains creux nous ont obligés à développer des ressources que nous n'aurions jamais mobilisées autrement.
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Les erreurs de parcours
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L'été est souvent une période propice à la prise de recul. Comme chaque année, je reçois les appels de nombreuses personnes qui souhaitent consulter un psy « pour ne pas recommencer une année comme ça… ».
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Août conduit naturellement à septembre, septembre à une nouvelle année scolaire, professionnelle ou personnelle. Nous aimerions mieux réussir, mieux vivre, mieux être qu'auparavant.
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Les grandes vacances nous invitent donc à (re)trouver notre cap. Nous pouvons passer des années à suivre un GPS intérieur erroné, sans nous apercevoir qu'il nous éloigne progressivement de la vie que nous souhaitons construire. Pourquoi ? Parce que ses données n'ont pas été mises à jour.
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L'enfant qui grandit dans un climat de tension apprend parfois à devenir bougon pour exister. Un autre découvre que la plainte attire enfin l'attention qu'il espérait. D'autres encore deviennent irréprochables, indispensables ou toujours d'accord afin de continuer à être aimés.
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Ces stratégies ont une logique. Elles ont parfois permis de survivre psychiquement. Le problème apparaît lorsqu'elles prennent le volant de notre vie d'adulte. Le besoin de tout contrôler finit par étouffer ceux que nous aimons. Le perfectionnisme épuise davantage qu'il ne protège. Celui qui dit toujours oui nourrit peu à peu du ressentiment. Le GPS continue à fonctionner… Simplement, la carte n'est plus la bonne.
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En psychanalyse, un symptôme n'est jamais absurde. Il représente une tentative de solution. Encore faut-il se demander si cette solution nous conduit toujours vers la vie que nous souhaitons construire. Évoluer consiste alors à s'arrêter, regarder la carte autrement et se poser une seule question :
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Cette manière d'être me rapproche-t-elle de la personne que je souhaite devenir ?
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Car une existence ne se juge pas à l'absence d'erreurs de parcours. Elle se mesure à la qualité des relations qu'elle permet de construire, à la liberté qu'elle procure et à la joie qu'elle rend possible.
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Alors, sur le chemin de la vie avant de nous demander où nous allons, il est parfois nécessaire de prendre conscience des données de départ avec lesquelles nous sommes partis. Car aucun GPS intérieur ne se programme seul. Il se construit à partir des repères qui nous ont été transmis, consciemment ou non, par ceux qui nous ont précédés.
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Qui nous montre la route ?
Les questions de transmission entre les générations sont plus que jamais au cœur de nos préoccupations. Que recevons-nous de nos parents ? que choisissons-nous de conserver ? que décidons-nous, au contraire, de transformer avant de le transmettre à nos enfants ?
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C'est précisément ce thème qui est au cœur de l'un des grands événements de la presse magazine de la rentrée : la renaissance du mythique 20 Ans, magazine emblématique des années 1990, qui reparaît aujourd'hui sous le titre 20 Ans Plus Tard.
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J'ai eu le plaisir de répondre à l'interview de la journaliste Clara Molnar, pour apporter ma contribution à l'article consacré au lien mère-fille et à la transmission psychique entre les générations.
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J'y explique notamment pourquoi, selon moi, une partie des jeunes femmes d'aujourd'hui en est venue à dissocier la féminité de la maternité... Selon une grande enquête nationale (ERFI 2) de 2025 de l'INED, l'Institut National des Études Démographiques, 12 % des Françaises et Français déclarent ne souhaiter aucun enfant, contre seulement 6 % en 2005. En vingt ans, cette proportion a donc doublé.
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Je tente modestement, dans cet article, de dire ce que mes observations cliniques m'amènent à considérer comme des phénomènes de société.
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Je vous invite à découvrir ce numéro exceptionnel de 20 Ans Plus Tard, dont je suis heureuse et reconnaissante de faire partie. Merci !
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Recalculer notre itinéraire…
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Nous aimerions croire qu'il suffit de prendre conscience de nos mécanismes pour changer de direction. Dans la réalité, recalculer son itinéraire psychique est souvent beaucoup plus difficile.
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Pourquoi ? Parce que notre esprit ne raisonne pas uniquement en fonction de l'avenir. Il reste aussi profondément attaché à ce qu'il a déjà investi.
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Les psychologues parlent ici de biais des coûts irrécupérables. Il désigne notre difficulté à renoncer à une décision lorsque nous y avons consacré du temps, de l'énergie, de l'argent ou de l'espoir. Au lieu de nous demander si la route que nous empruntons nous conduit encore vers la destination souhaitée, nous regardons tout ce que nous avons déjà parcouru.
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Après tous ces efforts, je ne peux pas arrêter maintenant. Après toutes ces années, cela finira bien par changer.
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Ce mécanisme apparaît fréquemment dans nos relations affectives. Certaines personnes ne restent plus par amour mais par fidélité à l'investissement qu'elles ont déjà consenti. Elles espèrent encore que l'autre deviendra celui ou celle qu'elles avaient imaginé. Elles restent attachées à une promesse davantage qu'à la réalité.
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Un GPS ne fonctionne pas ainsi. Il ne mesure pas le nombre de kilomètres déjà parcourus. Il vérifie seulement si la route suivie permet toujours d'atteindre la destination choisie. Et lorsqu'un chemin devient impraticable, il ne culpabilise pas. Il recalcule.
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Pourquoi est-ce si difficile pour nous ? Parce que changer d'itinéraire suppose d'accepter qu'une ancienne voie ne nous conduira plus là où nous espérions aller.
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C'est ici que le principe de réalité, décrit par Sigmund Freud, prend toute son importance. Grandir ne consiste pas à renoncer au bonheur. Il consiste à renoncer à le chercher là où il ne peut plus être trouvé.
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Notre accomplissement dépend alors moins de notre capacité à persévérer que de notre discernement : savoir ce qui mérite encore d'être poursuivi, ce qui demande à être transformé et ce qu'il est parfois nécessaire de quitter pour continuer à avancer.
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Notre code de la route intérieur
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🎵 « Vacances, j'oublie tout… » chantait le groupe Élégance à la fin des années 1970. Qui n'a jamais fredonné ce refrain au moment de prendre la route des vacances ? Il évoque l'insouciance retrouvée, le plaisir de laisser derrière soi les contraintes du quotidien et de retrouver un peu de légèreté.
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Heureusement, nous n'oublions pas tout. Avant de prendre la route, chacun sait qu'il faut respecter le code de la route. Pourtant, chaque été, les accidents rappellent que connaître les règles ne suffit pas toujours à les appliquer. En juillet 2025, leur nombre a encore fortement augmenté (+23 % par rapport à juillet 2024). Qu'en sera-t-il cette année ?
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En dehors des vacances, nos comportements sont souvent soutenus par des repères extérieurs comme le travail, les horaires, les rendez-vous, les obligations. L'été, ce cadre s'allège. Les journées s'étirent, les soirées se prolongent et chacun retrouve davantage de liberté.
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Lorsque plus personne ne nous indique la route, nos repères intérieurs doivent piloter nos intentions. Certaines personnes profitent de cette liberté pour contempler, créer, marcher, lire, retrouver leurs proches ou réfléchir à leur avenir.
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D'autres recherchent l'intensité à tout prix : vitesse, alcool, drogues, prises de risques, sexualité sans discernement. Comme si être libre consistait à supprimer toutes les limites.
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On entend souvent qu'il faudrait « lâcher prise ». Cette invitation est précieuse lorsqu'elle nous aide à accepter ce qui échappe à notre contrôle. Elle devient trompeuse lorsqu'elle est confondue avec le relâchement de notre vigilance ou l'abandon de notre discernement.
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Au fond, il existe deux façons de vivre la liberté. La première pourrait se résumer ainsi :
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Je fais ce qui me plaît puisque plus personne ne m'en empêche.
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Je choisis consciemment ce qui est bon pour moi et mes proches, même lorsque personne ne me regarde.
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Les vacances ne mettent pas notre personnalité entre parenthèses. Elles révèlent le conducteur que nous sommes lorsque plus personne n'est assis à côté de nous.
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L'amour à la plage
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Ce soir, allez-vous danser le mambo, au Royal Casino ?
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Vous vous rappelez de cette chanson du groupe Niagara ?
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C'est l'amour à la plage Aouh tcha tcha tcha...
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J'ai décidément l'esprit aux tubes éternels ! Baisers et coquillages… L'été demeure, chaque année, la saison des rencontres. Des études récentes montrent que 52 % des célibataires français se disent ouverts à vivre un amour de vacances et 49 % déclarent faire davantage de rencontres en été qu'en hiver. Les vacances continuent donc de favoriser les rapprochements… et parfois les coups de foudre.
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Certes, les applications occupent désormais une place importante dans les premiers échanges mais beaucoup d'utilisateurs disent s'en lasser. Je les comprends. Je trouve finalement assez paradoxal de vouloir connaître quelqu'un… avant même de l'avoir rencontré.
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Les rôles évoluent également. Une enquête récente indique que 61 % des femmes prennent désormais l'initiative du premier contact. La séduction n'obéit plus aux scénarios d'autrefois. Les femmes attendent moins qu'on les choisisse. Et pourtant… 36 % d'entre elles estiment que séduire est devenu plus compliqué qu'auparavant.
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Voilà sans doute le paradoxe de notre époque. Nous n'avons jamais disposé d'autant de moyens pour rencontrer quelqu'un. Mais rencontrer n'est pas construire, dans un système où les codes sociaux évoluent, tout comme les relations entre les personnes.
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Notre GPS intérieur, lui, évolue beaucoup plus lentement, tout comme notre estime de nous-mêmes, notre peur de l'abandon, notre besoin d'être enfin choisis. Autrement dit, nous pouvons changer d'application en quelques secondes… mais pas de boussole intérieure.
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C'est précisément lorsque celle-ci a été fragilisée dans l'enfance que nous risquons de confondre les promesses avec l'engagement, les émotions avec l'amour ou les paroles avec les actes.
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Encore un cadeau pour vous, chers abonnés ! Je vous propose de (re)découvrir le Webinaire Psy du Samedi que j'ai consacré à la rencontre amoureuse. Il constitue le premier volet d'une trilogie consacrée à la rencontre, à la crise du couple puis au passage du couple à la famille.
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Vous retrouverez l'ensemble de ces webinaires, ainsi que de nombreuses autres conférences, sur mon site www.veronique-salman.com. Celui-ci est également accessible directement en cliquant sur le bouton ci-dessous.
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La citation du mois
Les vacances, c’est la transhumance. On part d’ici pour arriver là-bas. On quitte son quotidien, sa maison, ses habitudes, puis on revient à sa base pour repartir à nouveau. Ces déplacements choisis participent souvent de nos plus beaux souvenirs, à moins que quelques larmes ne perlent sur le visage lorsqu’il faut se séparer d’un amour de vacances ou de nouveaux copains de camping.
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Imaginez alors ce que vivent les enfants qui ne partent pas seulement quelques semaines mais doivent régulièrement quitter leur maison, leur école, leurs amis et tous les repères qui constituaient leur monde. Joseph, Alsacien d'origine pyrénéenne âgé de 65 ans, résume son enfance en une phrase :
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Ma vie n’a été faite que de ruptures.
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Au gré des nécessités familiales, il a appris très tôt à tout recommencer ailleurs. Il fallait retrouver sa place, affronter le regard des autres enfants qui le trouvaient différent parce qu’il venait « de l’autre vallée ». Un jour, il a même dû quitter brutalement une petite fille qu’il aimait avec toute la sincérité de l’enfance. Ils s’étaient promis de ne jamais se quitter, mais leur « mariage » mis en scène n’a pas survécu aux aléas professionnels de son père.
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Énième expérience de séparation et, face à son immense chagrin, ses parents ont voulu le rassurer :
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Tu verras, tu te referas d’autres copains.
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Rien n'est véritablement interchangeable et retrouver de nouveaux liens ne signifie pas toujours avoir élaboré la perte des anciens. Lorsqu’une souffrance n’est pas suffisamment accueillie par une figure d’attachement fiable, sécurisante et contenante, elle ne disparaît pas. Elle s’enfouit.
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Joseph s’est alors adapté. Comme beaucoup d’enfants confrontés à une réalité impossible à modifier, il a fait avec. Il a renoncé. Il s’est accommodé. Il a trouvé une satisfaction relative.
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Renoncement, accommodation, satisfaction relative. Ces trois mots résument la genèse de ce que j’ai appelé la Trilogie inconsciente. Avant qu’une souffrance ne devienne une normalité, puis un scénario que nous reproduisons toute notre vie, elle nous oblige souvent à abandonner ce qui était espéré, à composer avec ce qui existe, puis à nous convaincre que cela suffit.
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Notre capacité d’adaptation est extraordinaire. Elle nous permet de traverser les épreuves, de survivre et parfois même de continuer à avancer. Mais survivre n’est pas toujours vivre. Joseph est devenu un homme doux, attentif, bienveillant, profondément présent aux autres. De magnifiques qualités humaines. Pourtant, au fond de lui, une confusion persiste. A-t-il pu construire une vie pleinement heureuse ou espère-t-il simplement ne plus souffrir de séparations ?
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Cette question est revenue un jour, presque par hasard, au détour d’une conversation avec son épouse :
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Ça te dirait qu’on déménage en Bretagne ?
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De son côté, elle imaginait une nouvelle aventure. Du sien, il réactivait instantanément l'amertume des cartons, des adieux et des relations empêchées. Joseph refuse mais ce n'est pas le changement qu’il refuse. C’est une ancienne douleur qu’il ne peut plus revivre.
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Voilà pourquoi notre GPS intérieur mérite parfois d’être réinterrogé. Il ne suffit pas qu’il nous permette d’avancer. Encore faut-il vérifier qu’il nous conduit vers la bonne destination. Joseph avait appris à survivre et la véritable question est désormais de savoir s’il a appris à être heureux.
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Il existe une différence fondamentale entre une vie que l’on parvient à supporter et une vie que l’on choisit véritablement. C’est peut-être là le critère le plus important. L’amour ne peut pas suffire à lui seul, car il peut être torturé. La réussite non plus, car elle peut s’effondrer, même lorsqu’elle semble solidement construite.
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Le seul véritable critère d’une vie accomplie est le bonheur qu’elle produit. Non pas une joie euphorique ou passagère mais un sentiment profond, durable, suffisamment constant pour nous faire sentir à notre juste place.
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Lorsque vous doutez, lorsque vous hésitez, lorsque vous vous demandez si vous êtes sur le bon chemin, référez-vous toujours à ce critère.
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Le bonheur n’est pas seulement une conséquence de nos choix. Il est aussi le meilleur indicateur de leur justesse.
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Illustration : Sylvie Jonquères
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Le conducteur et le copilote
Tout au long de cette Newsletter, je vous ai parlé de GPS, de boussole intérieure, de détours, d'impasses et des chemins qui façonnent nos existences. Ces dernières semaines, j'ai moi-même ressenti le besoin de faire une halte sur une aire de repos.
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Avant de reprendre la route avec mon prochain livre, Grandir mieux, les joies de la psychanalyse, j'avais besoin de relire le chemin parcouru. Mon manuscrit a été accueilli avec enthousiasme par Gabrielle Tromelin et par le comité de lecture des Éditions du Dauphin. J'aurais donc pu poursuivre naturellement cette nouvelle aventure.
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Pourtant, une question s'est imposée à moi : était-il raisonnable de repartir dans les mêmes conditions que lors de mon précédent voyage ? Pendant plus de deux ans, j'ai porté l'essentiel de la promotion de Je me libère du passé. Conférences, réseaux sociaux, interviews, vidéos, rencontres avec les lecteurs… Je l'ai fait avec joie.
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Je savais qu'il me revenait de promouvoir mon livre mais je ne m'attendais pas à devoir le faire seule. Ma maison d'édition m'a parfois donné l'impression d'un copilote endormi, peu soucieux de préparer l'itinéraire, d'anticiper les obstacles ou de partager le voyage. Cette conception de la relation entre un auteur et son éditeur ne m'a pas convenue.
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J'aurais pu considérer que cela faisait partie des règles du métier. J'aurais aussi pu changer immédiatement de maison d'édition. J'ai préféré une autre voie. Je me suis arrêtée, j'ai réfléchi, puis j'ai exprimé avec franchise ce que je ne souhaitais plus revivre et ce dont j'avais besoin pour poursuivre cette collaboration.
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Cette démarche a permis de repartir sur des bases nouvelles et nous les fixerons ensemble en septembre prochain. Cela m'a rappelé une conviction que la psychanalyse confirme chaque jour : une relation évolue rarement lorsque chacun continue à jouer le même rôle. En revanche, lorsque l'un des deux ose exprimer clairement ses besoins, le rapport à l'Autre peut profondément se transformer.
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Nous imaginons souvent que deux seules options s'offrent à nous : continuer en silence ou quitter la route. Il existe pourtant une troisième voie : redéfinir ensemble les conditions du voyage.
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Je suis heureuse que cette étape ait ouvert un dialogue constructif avec mon éditrice. J'espère que nous poursuivrons cette route dans un esprit de confiance renouvelée, avec une ambition désormais commune : permettre au plus grand nombre de découvrir une psychanalyse vivante, accessible et tournée vers l'accomplissement de chacun.
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Ah, au fait… le GPS m'indique une arrivée en librairies en janvier 2027. Encore un peu de patience !
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La rentrée se prépare déjà
L'été est souvent propice à la réflexion. C'est aussi la période où se dessinent les projets de la rentrée. Entreprises, collectivités, établissements d'enseignement supérieur et associations commencent déjà à programmer leurs conférences, séminaires et journées de sensibilisation.
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C'est également le moment où de nombreuses personnes choisissent d'entreprendre un travail sur elles-mêmes. Au fil de l'été émerge parfois une conviction : ne plus recommencer une année comme les précédentes. Émerge l'intuition que quelque chose doit changer, qu'il est temps de mieux se comprendre pour avancer autrement.
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Entrer en psychanalyse est une démarche qui demande du temps, de l'engagement et une véritable disponibilité intérieure. La rentrée constitue souvent un moment privilégié pour ouvrir ce nouveau chapitre de son existence.
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Que votre projet soit professionnel ou personnel, je vous invite à me contacter dès à présent car si vous pensez utile d'entreprendre une cure analytique, sachez que beaucoup d'autres personnes le souhaitent tout aussi ardemment que vous. Mon agenda de septembre se remplit progressivement et anticiper permet de réserver le créneau le plus adapté à vos besoins.
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Crédits photos : Chat GPT ! Pourquoi ? parce que j'ai besoin d'images conceptuelles, libres de droit, que je ne trouve pas même en m'abonnant à des bibliothèques numériques. Désolée et mes excuses aux photographes qui redoutent des comportements comme le mien. Je sais, je comprends...
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Nota Bene : pour des raisons de confidentialité, l'identité des personnes que je cite dans mes Newsletters, est systématiquement modifiée.
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Psychanalyste Autrice Conférencière et TEDx speaker Coach spécialiste en expressivité/éditorial
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Consultante en recrutement-profilage Enseignante
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Consultations : En face à face, sur le divan ou via Internet
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Sur rendez-vous uniquement. Tél. : 06 80 70 00 57
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