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Vous ne jurez que par l’autorité quand il s’agit de l’éducation de vos enfants, mais est-ce la bonne méthode ?

Votre vision de la parentalité est très simple : vous dites et vos enfants font. Pour vous, il n’est pas concevable de discuter de vos décisions avec votre progéniture. L’ordre est votre leitmotiv. L’éducation positive ? Très peu pour vous. Les méthodes de négociations et de dialogue avec les enfants, vous vous en passez avec plaisir. Peu importe que votre relation avec vos enfants ne se résume qu’à la discipline et l’obéissance, ce qui vous importe c’est d’élever des enfants qui vous respectent voire même vous craignent.
Et si on vous disait que l’autorité excessive est contre-productive quand on parle d’éducation ?

Qu’est-ce qu’un parent autoritaire ?

Selon le dictionnaire Larousse, l’autorité est définie ainsi : « Le pouvoir de décider ou de commander, d’imposer ses volontés à autrui ». Et c’est exactement ce en quoi vous croyez. En tant que parent mais aussi en tant qu’adulte, vous êtes persuadé (à tort ou à raison) de tout savoir mais surtout de mieux savoir que votre enfant. Attention, ici l’idée n’est pas d’être un parent maltraitant. Votre autorité n’a pas pour intention première d’être un vecteur de violence, malgré tout, il est possible que ça arrive.

Au quotidien, un parent autoritaire est un parent qui contrôle tout. Son manque de confiance envers son enfant se traduit au travers de nombreuses règles et conditions à respecter sous peine de punitions ou de restrictions. Une exigence parfois presque inatteignable pour l’enfant, ce qui crée des carences émotionnelles fortes.

L’autorité, une bonne interprétation de la parentalité ?

Selon les parents autoritaires, leur méthode d’éducation est la meilleure parce qu’elle permet aux enfants d’acquérir indépendance et autonomie. Pour d’autres, les parents autoritaires créent des enfants avec peu d’estime d’eux-mêmes et incapables d’exprimer leurs sentiments.

Ainsi, bien que l’autorité soit un facteur nécessaire à l’exercice de la parentalité, il est important pourtant de bien se rappeler que l’autorité doit être bienveillante. Comme l’indique la psychanalyste Véronique Salman « l’autorité n’est pas une posture mais une fonction d’une grande noblesse ». L’autorité ne doit donc pas servir à asseoir sa domination mais à protéger son enfant, le guider dans un cadre sécurisé pour qu’il puisse grandir et évoluer dans les meilleures conditions.

Quelles sont les attitudes à éviter pour ne pas tomber dans la dérive autoritariste ?

On l’a dit, la bienveillance doit être au centre de votre démarche parentale. La communication est un élément clef de la relation entre votre enfant et vous. On ne parle pas de négociation ou encore de céder à toutes ses demandes, mais de laisser à son enfant un champ d’expression.
Pour comprendre que votre autorité n’est pas vaine, il est essentiel d’expliquer à votre enfant pourquoi de telles décisions sont prises ou encore pourquoi il n’est pas autorisé à certaines choses. Le risque avec une autorité excessive est de perdre le lien avec votre enfant, mais aussi de l’obliger à se créer un personnage qui serait à l’opposé de sa véritable personnalité. Souvent, les enfants de parents très autoritaires passent maîtres dans l’art de mentir ou de dissimuler.
Pire encore, ils développent parfois des traits de personnalité qui peuvent être lourds à porter une fois à l’âge adulte. Véronique Salman nous explique, « un enfant est programmé pour s’adapter au milieu dans lequel il voit le jour. Ainsi, il peut aussi chercher à obtempérer pour calmer l’autoritarisme de ses parents. Il deviendra, par reproduction, serviable puis servile, à l’âge adulte, incapable de se réformer dans une attitude persistante de dévalorisation. C’est ce résultat que veulent atteindre les parents ? Non, l’autoritarisme qui fait peur n’a rien à voir avec l’éducation ».

L’article de Magic Maman est à consulter sur le site Internet du magazine.
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